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« L'image de la France et des Français est très bien perçue au Brésil »

Le CIC accompagne les entreprises européennes qui souhaitent se développer sur de nouveaux marchés avec l'appui de ses 40 bureaux de représentation à travers le monde. Aurélien Lorthiois, directeur du bureau de Sao Paulo, parle de son pays, des tendances du marché, de l'intérêt pour les entreprises européennes de s'y développer et de l'aide qu'elles peuvent attendre de son bureau...

Transcription de la vidéo

« L'image de la France et des Français est très bien perçue au Brésil »

Quelles sont les opportunités offertes par le Brésil aux entreprises françaises qui souhaitent y développer leur activité ?

Aurélien Lorthiois : Il faut savoir que le Brésil est le plus grand pays d'Amérique Latine. Il fait 15 fois la taille de la France. La France et le Brésil ont des relations historiques. Notons qu'en 2016, la France a été le 2e investisseur étranger au Brésil avec plus de 3 $Mds investis. 90% de ce qui est consommé au Brésil est produit sur place. Par contre, l'Union Européenne est le premier fournisseur du Brésil et le 2e consommateur après la Chine. Donc il existe des relations commerciales très importantes avec l'Union Européenne.

Dans le secteur de l'énergie, par exemple, la matrice énergétique est basée à 75% sur des énergies renouvelables. En grande partie, ce sont les grandes centrales hydroélectriques mais on remarque une montée en puissance d'énergies renouvelables comme le photovoltaïque et l'énergie éolienne.

Avec la dépréciation du taux de change ces deux dernières années, nous assistons à un regain de la compétitivité des exportations brésiliennes, sachant que le Brésil est un grand exportateur de matières premières. C'est le numéro 1 dans le domaine du sucre, de la viande, du café, du jus d'orange, mais c'est aussi un grand exportateur de chaussures. et la France est le 3e client du Brésil.

Comment aidez-vous les entreprises françaises qui souhaitent se développer au Brésil ?

Aurélien Lorthiois : Notre action consiste à faire gagner du temps à nos clients. Commercialement, nous pouvons vous aider par l'intermédiaire de notre filiale Aidexport, qui est basée à Paris avec des équipes spécialisées et qui déterminent avec le client, avec un cahier des charges précis, quels sont leurs besoins.

Je peux vous parler par exemple d'un dossier que nous avons traité pour une société française qui travaille dans le bio et qui était à la recherche d'un nouveau fournisseur brésilien. Au bureau, avec des équipes biculturelles, nous avons identifié les principaux producteurs, les principaux exportateurs et ceux qui disposaient des certificats internationaux nécessaires pour pouvoir effectuer ce genre de production. À la suite de cette identification et de cette approche, nous avons organisé une mission pour notre client qui a rencontré ces principaux producteurs et actuellement, c'est un de ses fournisseurs ici en France.

Il faut savoir qu'ouvrir un compte au Brésil, ce n'est pas anodin. Pour nous, au bureau de représentation au Brésil, avec votre chargé d'affaires, on peut vous introduire auprès d'une banque locale partenaire qui, elle, pourra effectuer l'ouverture de compte, au Brésil, pour vous.

Comment appréhender l'aspect douanier quand on vient au Brésil ? Quelles sont les précautions à prendre ?

Aurélien Lorthiois : Le Brésil fait partie du Mercosur (NDLR : Mercado Común del Sur, le Marché commun du Sud). Il y a d'importantes barrières douanières entre le Brésil et les pays qui sont extérieurs au Mercosur (lequel compte l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay et le Paraguay). Quand le commerce se fait avec les autres pays, il existe des barrières douanières qui varient de 0 à 40%. Et là encore, nous pouvons vous aider à identifier les importateurs-distributeurs au Brésil qui sont en mesure de distribuer vos produits, et à profiter de leur carnet d'adresses existant.

Quel message souhaitez-vous adresser aux entreprises françaises qui souhaitent se développer au Brésil ? Quel est votre conseil ?

Aurélien Lorthiois : Il faut savoir que l'image de la France et des Français est très bien perçue au Brésil. Actuellement, il y a 850 filiales de sociétés françaises qui emploient plus de 500 000 personnes au Brésil. Il faut savoir que le coût de la main d'œuvre au Brésil est très élevé, parce qu'il existe un déficit de main d'œuvre qualifiée très important. Par ailleurs, le coût des crédits est très élevé. Donc là, nous pouvons intervenir ! Si avec votre chargé d'affaires, vous arrivez à intégrer une solution de financement dans vos ventes vers le Brésil, vous aurez un avantage, et ce sera très bien perçu par vos clients au Brésil.

Pour en savoir plus, je vous donne rendez-vous, soit par internet en webconférence, ou lors de ma venue en France en Rendez-Vous Experts, et sinon, au bureau de Sao Paulo au Brésil.

À bientôt au Brésil !