XX/XX/2015

Interview Webcam |

Bureaux de représentation : Le Canada

Le CIC accompagne les entreprises françaises qui souhaitent se développer sur de nouveaux marchés avec l'appui de ses 40 bureaux de représentation à travers le monde. Nos représentants à l'étranger parlent de leur pays, des tendances du marché, de l'intérêt pour une entreprise française de s'y développer et de leur expérience sur le terrain...

Transcription de la vidéo

La situation économique

Présentation

DE : Bonjour, je m'appelle David Eap, je suis le directeur du bureau de représentation du groupe, ici à Montréal. Je suis présent au canada depuis deux ans et demi et je travaille pour le groupe depuis plus de 10 ans.

Question 1 : Quelles sont selon vous les grandes tendances du marché canadien ?

DE : Le Canada est devenu l'une des puissances économiques mondiales majeures. Il est aujourd'hui classé 10e parmi les grandes économies occidentales, aujourd'hui, le niveau de croissance du Canada a atteint le niveau qu'il connaissait avant la crise, et ceci très rapidement. Il a à faire face à deux défis majeurs : celui de l'endettement élevé des ménages, et l'autre constitue à la fois une contrainte et une opportunité, c'est l'ouverture relativement importante de l'économie à hauteur de 25% du PIB avec les autres pays avec lesquels il entretient des relations commerciales, notamment les États-Unis, qui reste le partenaire privilégié du Canada. Le marché canadien offre un certain nombre de secteurs porteurs : au premier chef desquels l'aéronautique, mais également les NTIC et le savoir-faire français, notamment en termes d'ingénierie, est très apprécié ici, au Canada.

Les opportunités pour une entreprise française

Question 2 : Quels sont les secteurs particulièrement propices à la venue d'entreprises françaises ?

DE : Le Canada et la France ont une histoire commune importante en termes d'échanges économiques, et la signature récente de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Europe, va permettre de développer de manière encore plus importante les échanges entre la France et le Canada. L'abaissement des droits de douane, également, qui va toucher la quasi majorité des secteurs, va permettre aux entreprises françaises d'être positionnées en termes de prix, de manière plus favorable qu'elles ne l'étaient antérieurement. Environ 98% de toutes les lignes de produits vont être touchés par cet accord de libre-échange, qui va ramener à 0% les droits de douane pour les produits importés, notamment les produits français.

L'accompagnement du bureau de représentation

Question 3 : Pouvez-vous nous donner un exemple de votre accompagnement d'entreprises françaises ?

DE : J'ai deux exemples en tête. Le premier concerne une entreprise de la restauration que nous avons accompagnée pour développer son réseau de franchises, ici au Canada, plus particulièrement sur le Québec et l'Ontario, notamment en proposant un financement afin de développer cette activité. Un autre exemple concerne une entreprise industrielle, qui avait décidé d'implanter sa filiale en Amérique du Nord et recherchait son directeur commercial, avec un profil spécifique. Nous l'accompagnons à l'heure actuelle sur l'embauche de cette personne. Et sur la mise en place du contrat de travail. L'assistance au développement à l'international du groupe à destination de nos entreprises leur permet de bénéficier d'une représentation locale. Nous leur permettons, d'une part, d'avoir un éclairage du marché en fonction du secteur d'activité dans lequel ils évoluent. Nous faisons bénéficier à nos clients de notre réseau local, d'experts locaux. Nous pouvons même organiser des missions commerciales afin qu'ils puissent avoir un échange avec des acteurs représentatifs de leur secteur d'activité, mais également nous facilitons l'intégration bancaire et financière de la filiale locale. Nous avons récemment signé un partenariat local avec la Caisse Desjardins, qui est la première institution financière au Québec, ce qui nous permet d'avoir des introductions privilégiées auprès des grands donneurs d'ordre et des sociétés canadiennes.

Question 4 : Qu'apporte ce partenariat avec la Caisse Desjardins ?

DE : Pour nos clients, la possibilité d'ouvrir leur compte bancaire en Amérique du Nord, à distance, et ce de façon très rapide, sans avoir à se déplacer à Montréal, en tout cas pas pour les premières procédures d'ouverture de compte, et de faciliter l'accès au crédit et aux solutions bancaires locales.

Le conseil pour bien aborder le marché canadien

Question 5 : Pour conclure, que conseillez-vous à une entreprise française pour bien aborder le marché canadien ?

DE : Tout d'abord, de bien prendre la mesure de la distance géographique entre les différentes provinces et entre les différentes villes. Vous êtes sur un pays qui est le 2e pays en termes de surface, au monde (plus grand que les États-Unis !) et dans une logique provinciale en termes de marché : 10 provinces, 3 territoires, et donc si vous voulez venir faire des affaires au Canada, il faut d'abord déterminer sur quelle province, sur quel secteur géographique on va mettre les moyens. Ensuite, ne pas oublier que l'interlocuteur est un Nord-Américain, et même si on parle la même langue au Québec, les manières de faire et les habitudes commerciales sont Nord-Américaines. Ce qui veut dire qu'il faut bien se préparer lors de l'entretien être très concret, voire préparer un pitch afin de convaincre son interlocuteur. Ne jamais oublier que rien n'est gagné et que même si l'accueil est poli et courtois, et qu'on vous confirme être intéressé par vos produits, cela ne veut pas dire forcément que vous allez faire affaire sur le sol canadien. Il ne faut pas hésiter à se mettre en avant et mettre en avant les avantages de ses produits, « à l'américaine ».

DE : Comme on dit ici : il fait frais à l'extérieur mais il fait chaud dans les foyers !

Repères économiques en 2012 (prévisions 2013)

Canada

  • PIB nominal : 1821 Mrd$
  • PIB par habitant : 52 480 $
  • Taux de croissance : 1,7% (1,7%)
  • Taux de chômage : 7,3% (7,1%)
  • Inflation : 1,5% (1%)