XX/XX/2015

Interview Webcam |

Bureaux de représentation : Hong-Kong

Le CIC accompagne les entreprises françaises qui souhaitent se développer sur de nouveaux marchés avec l'appui de ses 40 bureaux de représentation à travers le monde. Nos représentants à l'étranger parlent de leur pays, des tendances du marché, de l'intérêt pour une entreprise française de s'y développer et de leur expérience sur le terrain...

Transcription de la vidéo

La situation économique

Présentation

PG : Je m'appelle Pierre Garnier, je suis en Chine depuis 10 ans dont 8 ans en Chine du Sud et maintenant 2 ans à Hong-Kong. Nous couvrons Hong-Kong, Macao ainsi que la Chine du Sud, connue pour les villes de Canton et Shenzhen.

Question 1 : Quel est selon vous l'état du marché économique sur place et notamment à Hong-Kong ?

PG : La croissance à Hong-Kong reste très soutenue : elle est de l'ordre de 3% encore aujourd'hui. Pour une économie qui est à 90% tertiaire. Le Guangdong a connu en 2013 une croissance assez importante voire très importante de 8,5% donc bien au-delà des chiffres nationaux, et les réformes récentes engagées en Chine ouvrent de nouveaux marchés, dans l'environnement, dans la santé, dans l'économie numérique, pour en citer quelques-uns et les entreprises étrangères sont aujourd'hui sur un pied d'égalité en matière juridique pour pouvoir entrer sur le marché.

Relance 1 : À titre d'exemple, il n'y a pas de droit de douane à Hong-Kong...

PG : Hong-Kong est un port franc, ce qui en fait une base logistique pour l'Asie, alors qu'en Chine, il y a des droits de douane et des droits de TVA. Donc pas de TVA à Hong-Kong et cela permet de gérer sa logistique depuis cette zone pour l'ensemble de l'Asie et comme les services logistiques sont très développés dans cette ville, cela permet de rayonner également sur la Chine continentale.

Les opportunités pour une entreprise française

Question 2 : Y a-t-il beaucoup d'intérêts pour une entreprise française à s'installer là-bas à Hong-Kong ?

PG : Hong-Kong, c'est le centre d'affaires régional donc pour toutes les entreprises visant à la fois l'Asie et le marché de la Chine continentale, les systèmes juridique et bancaire sont très fiables et Hong-Kong est classé au 3e rang des pays les plus compétitifs. En plus, vous avez une communauté française qui est l'une des plus importantes d'Asie avec plus de 20 000 ressortissants, une croissance de 10% par an, ce qui est un gage de réussite pour beaucoup. Le nombre d'entreprises françaises s'installant à Hong Kong pour piloter leurs opérations asiatiques ne cesse de s'accroître et on a environ 800 entreprises françaises présentes sur le territoire, avec une forte augmentation chaque année. Le Guangdong pour la partie sud de la Chine attire énormément d'entreprises aussi bien dans le commerce pour les entreprises qui achètent en Chine, que la production de production de biens manufacturiers et les services.

Question 3 : Quels sont les secteurs propices à la venue d'entreprises françaises ?

PG : Avec les réformes récentes engagées en Chine, de nouveaux marchés ont été ouverts (cela date même de cette année) : dans l'environnement, la santé, l'économie numérique. beaucoup de choses peuvent être faites par nos entreprises qui ont un savoir-faire reconnu. Les entreprises chinoises sont très réceptives à ces offres. Donc nous essayons de promouvoir ce type de service en ce moment. Et puis, de façon traditionnelle, les grands secteurs dans lesquels la France exporte : luxe, agroalimentaire...

L'accompagnement du bureau de représentation

Question 4 : Comment aidez-vous les entreprises françaises à se développer sur place ?

PG : Cela fait 25 ans que nous sommes présents à Hong-Kong, nous avons donc un carnet d'adresses assez étoffé dans les secteurs traditionnels qui font la force des sociétés françaises, comme les produits agroalimentaires, le luxe ou encore les cosmétiques. Tous les effectifs du bureau, ainsi que ceux des bureaux chinois - car nous avons des bureaux à Pékin et à Shanghai - parlent chinois. Récemment, nous avons aidé une société spécialisée dans les services informatiques dans leur démarche de prospection du marché asiatique, comprenant Chine et Hong-Kong. Leur technologie a été très bien accueillie par les interlocuteurs que nous leur avons présentés, à tel point que certains ont proposé des schémas d'association. L'étape suivante a été la création de l'entité à Hong-Kong, et l'ouverture de comptes en banque pour que la société soit opérationnelle. Ils ont envoyé un représentant de leur siège et pour la prochaine étape, nous espérons les accompagner dans la création d'une entité juridique et commerciale dans la ville de Shanghai où nous avons également un bureau.

Question 5 : Vous êtes-vous également occupé des flux bancaires pour ce client ?

PG : Oui, nous intervenons dans les ouvertures de compte en banque qui sont assez laborieuses à Hong-Kong : il faut pouvoir prouver que l'on a une activité réelle, que l'on n'est pas en situation de fraude, donc les démarches administratives sont très importantes et par la suite, nous leur expliquons tout le fonctionnement de l'e-banking, des émissions de garanties, si nécessaire, des émissions de lettre de crédit...

Question 6 : À travers ces exemples, comment résumeriez-vous les points forts de votre accompagnement ?

PG : Notre force, pour initier des courants d'affaires pour nos clients, consiste à analyser en profondeur l'activité, et ce qui a fait leur réussite dans d'autres pays, et d'identifier des partenaires potentiels en Chine, dans des zones où l'on sent que le client sera à l'aise et pas forcément dans tout le pays mais dans des provinces où l'activité est très demandée.

Vos conseils

Question 7 : Quel conseil donnez-vous pour bien mener un premier rendez-vous commercial à Hong-Kong ?

PG : Il y a beaucoup de clichés sur les us et coutumes en Chine. De manière générale, ces clichés sont en train de disparaître avec l'internationalisation de la Chine. Nos bureaux insistent sur le fait qu'il faut se rendre en Chine pour se faire sa propre idée et avoir la possibilité de présenter son offre de produits ou de services en direct avec notre support. Ce qui est important aussi, c'est la fréquence des échanges. C'est-à-dire que quand on commence à avoir des échanges intéressants avec des sociétés chinoises, il faut fréquemment s'y rendre et échanger de manière professionnelle avec des supports traduits dans la langue locale. La description des activités est très importante parce que les rendez-vous sont assez pragmatiques et avancent assez vite.

PG (en mandarin) : Bienvenue à votre entreprise en Chine et à Hong-Kong.

Repères économiques en 2014 (prévisions 2015)

Chine

  • PIB Nominal : 10 330 Mrd$
  • PIB/habitant : 7 552$
  • Taux de croissance : 7,4% (6,5%)
  • Taux de chômage : 4,1% (4,2%)
  • Inflation : 2%
  • Solde commerciale : 4,7% du PIB