XX/XX/2015

Interview Webcam |

Bureaux de représentation : La Suède

Le CIC accompagne les entreprises françaises qui souhaitent se développer sur de nouveaux marchés avec l'appui de ses 40 bureaux de représentation à travers le monde. Nos représentants à l'étranger parlent de leur pays, des tendances du marché, de l'intérêt pour une entreprise française de s'y développer et de leur expérience sur le terrain...

Transcription de la vidéo

La situation économique

Présentation

MW : Bonjour, Martine Wahlström, directeur du bureau de représentation du groupe à Stockholm, je couvre les pays nordiques et les États Baltes, je suis présente en Suède depuis 25 ans et je travaille pour le groupe depuis 1984.

Question 1 : En quelques mots, comment résumeriez-vous la situation économique du marché suédois ?

MW : Le marché suédois est un marché tremplin, déjà à l'égard des pays nordiques puisque c'est le plus grand pays en termes de population. C'est un marché tremplin également à l'égard des États baltes, puisqu'un certain nombre de groupes suédois et de banques suédoises y sont implantés. C'est un marché de référence tant au niveau de la santé, du développement durable, de l'environnement, des nouvelles technologies. C'est un marché intéressant aussi du fait que les salaires sont élevés, ce qui donne un pouvoir d'achat relativement important. Les paiements interviennent rapidement, la sinistralité est, selon la Coface, l'une des plus basses au monde.

Les opportunités pour une entreprise française

Question 2 : Quelles opportunités offre le marché suédois aux entreprises françaises qui souhaitent se développer là-bas ?

MW : La bureaucratie est très légère et les formalités sont très rapides. Le savoir-faire français est reconnu. La France a toujours bénéficié d'une bonne image en Suède, de par la royauté qui descend du Maréchal Bernadotte. Le français était d'ailleurs parlé à la cour. L'image des Français est bonne, parfois associée à celle de la mode, des vacances, du luxe, de l'agroalimentaire, mais également pour tout ce qui est technologies, le savoir-faire français est reconnu.

L'accompagnement du bureau de représentation

Question 3 : Quel est votre rôle ? Comment aidez-vous les entreprises françaises à se développer sur place ?

MW : Il faut être bien préparé pour venir sur le marché suédois. Nous intervenons en tant que soutien ou en tant que détecteur d'affaires. Nous sommes le plus souvent sollicités pour des recherches de partenaires. Je vais citer un exemple récent : il s'agit d'un groupe d'entreprises dans l'agroalimentaire, qui nous ont confié la mission d'organiser un certain nombre d'interventions avec des professionnels de l'agroalimentaire, que ce soient des acheteurs, des grossistes, des importateurs, des agents, également des institutionnels, afin de faire connaissance avec le marché et de voir ce que le marché attend. Fortes de cette missions collective, les entreprises sont revenues ensuite individuellement vers nous. Ils nous ont demandé de leur trouver des partenaires. Donc, dans un deuxième temps, nous avons mené une recherche de partenaires pour le compte de ces entreprises qui étaient tout à fait armées et abordaient le marché en connaissance de cause.

Question 4 : C'est donc un gain de temps pour les entreprises ?

MW : Il est évident que c'est un gain de temps. Du fait également de l'ancienneté du bureau ici, nous avons tout un network de contacts, ce qui permet d'identifier plus facilement et plus rapidement les partenaires potentiels pour nos clients.

Les conseils pour bien aborder le marché suédois

Question 5 : Quels sont vos conseils pour bien aborder le marché suédois ?

MW : Il faut venir sur place, il faut rencontrer votre interlocuteur. Il faut avoir une documentation en anglais, puisque les Suédois sont quasiment bilingues. Ce sont des gens très pragmatiques, qui attendent des réponses claires et précises, et qui attendent beaucoup de réactivité de la part de leurs partenaires, beaucoup de suivi. Ce sont les points sur lesquels les Suédois jugent les entreprises françaises parfois un petit peu exotiques, et c'est cette image qu'il faut combattre.

MW : (en suédois) N'ayez pas peur de venir en Suède, nos ours et nos loups ne sont pas dangereux, du moins à distance.

Repères économiques en 2012

  • PIB/habitant : 55 617 $
  • Inflation : 0,9%
  • Taux de chômage : 7,7%
  • Relation bilatérale avec la France : La Suède était en 2011 le 15e client et 15e fournisseur de la France (1,3% des exportations et 1,2% des importations).
  • Croissance du PIB : 1,3%
  • Exportations : 181 Mrd$
  • Importations : -169 Mrd$
  • Balance commerciale : 12 Mrd$ (2,2% du PIB)

1 Sources : OCDE