XX/XX/2015
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Développement international |

Le financement de l'avance prospection : votre passeport pour l'international

La conquête de marchés étrangers constitue pour l'entreprise un ressort essentiel de son développement. Mais prospecter à l'international représente un risque et un coût. Grâce au partenariat Coface publique-CIC, l'entreprise bénéficie d'une garantie et d'un financement. Carole Nicolas, chargé d'affaires internationales, présente le dispositif...

Transcription de la vidéo

Minimiser les risques

Carole Nicolas, pour une PME française, se développer à l'international représente un coût, un risque mais avant tout une opportunité. Comment accompagnez-vous vos clients dans cette démarche ?

CN : C'est surtout une opportunité pour vous d'aller à l'international et notre groupe dispose de 40 bureaux de représentation à l'étranger avec des directeurs biculturels, francophones. Via Aidexport, ces directeurs de bureaux vous proposent des recherches de contacts, des recherches de partenariats ou de distributeurs. Ces démarches peuvent être financées par le FAP (financement de l'Avance Prospection) que nous vous mettons à disposition.

Le FAP : de quel type de financement s'agit-il ?

CN : Il s'agit d'un partenariat avec Coface publique, qui elle s'occupe du risque, car les dépenses de prospection représentent un investissement lourd. Que ce soit les démarches à l'étranger, embaucher un responsable export, envoyer des commerciaux dans les salons... c'est un risque qui est porté par Coface publique. Nous, banquiers, nous assurons le soutien financier, et vous aidons dans l'avance de trésorerie. Avec le FAP, dès lors que le budget est accepté, nous vous avançons les fonds et vous pouvez démarrer la prospection.

Un mécanisme en 3 temps

Concrètement, comment fonctionne le FAP ?

CN : Le FAP fonctionne en 3 temps

  • Premièrement, nous montons et déposons ensemble le dossier sur le site Coface.
  • Dans un 2e temps, le partenaire public assure le risque lié au fait que le chiffre d'affaires export n'est peut-être pas assez important pour amortir les dépenses de prospection. C'est ainsi qu'en fonction des dépenses et du chiffre d'affaires réalisé, vous percevrez une indemnité.
  • Dans un 3e temps, nous, banquiers, au fur et à mesure de vos dépenses de prospection, nous vous avançons les fonds et nous serons remboursés par l'indemnité que vous percevrez du partenaire public.

Pouvez-vous nous donner un ordre d'idée du montant des avances ?

CN : Dans les dossiers récents, le budget est établi entre 30 000 € et 1,4 M par an, sachant que le budget moyen est de l'ordre de 60 000 €.

Comment s'effectuent ensuite le remboursement des fonds avancés ?

CN : Les indemnités sont provisionnelles, c'est-à-dire qu'elles sont remboursables si votre chiffre d'affaires fonctionne bien. Prenons un exemple : si vous avez un budget de 100 000 € sur 3 ans, et que vous avez donc une période de garantie de 3 ans, et une période d'amortissement de 4 ans qui est toujours d'un an supérieure à la période de garantie). Pendant les 3 premières années, vous allez dépenser le budget de prospection et vous recevrez une indemnité provisionnelle. De la 4e à la fin de la 7e année, s'agissant d'une hypothèse où vous vendez des marchandises, vous reverserez alors 7% sur le chiffre d'affaires export réalisé sur la zone. Sachant que vous ne pouvez jamais rembourser plus que ce que vous avez perçu au préalable.

Le coût du FAP

Combien coûte ce dispositif à l'entreprise ?

CN : Il y a 3 aspects :

  • Pour la partie assurance, il y a une prime annuelle de 2% sur le budget accordé
  • Concernant les avances, s'agissant de marchandises, Coface perçoit 7% sur votre chiffre d'affaires réalisé à l'export, et c'est ce qui permet de rembourser les avances.
  • Pour ce qui nous concerne, pour la partie bancaire, parce qu'il s'agit d'un partenariat dont le but est d'aider à exporter, nous mettons à disposition un taux très avantageux. Globalement, pour votre entreprise, le coût assumé, est donc bien plus avantageux qu'un financement court terme classique.

Que se passe-t-il en cas d'échec ?

CN : Vous ne remboursez rien. Les fonds avancés par la Coface vous restent acquis, et l'assurance vous couvre pour votre risque d'insuccès.

Qui a droit à ce mécanisme ?

CN : La majeure partie des PME est concernée par ce mécanisme. Dès lors que vous réalisez de 1,5 M€ à 500 M€ de chiffre d'affaires, que vous avez une adresse en France, et que vous ne pratiquez pas le négoce international, vous êtes éligible.