Exportations |

Sécuriser vos opérations à l'export

Délais et retards de paiement, difficultés de recouvrement, risques d'impayés... le développement à l'International comporte des risques pour la trésorerie des entreprises. Patrick Folliot et Jean Rech, spécialistes de l'affacturage, nous expliquent l'intérêt d'utiliser cette technique pour sécuriser le poste client, donc la trésorerie de l'entreprise, dans une démarche export.

Transcription des vidéos

Exportez sans risque d'impayés avec l'affacturage

De plus en plus d'entreprises ont recours à l'affacturage, c'est d'autant plus une nécessité pour une entreprise qui exporte à l'international, pourquoi ?

Patrick Folliot : L'affacturage à l'export, c'est vraiment la base de la sécurisation du chiffre d'affaires export pour tout type d'entreprise et particulièrement pour celles qui se lancent à l'export. Les services apportés par l'affacturage, la garantie du paiement, le financement immédiat, la relance, le recouvrement, ont du sens sur le marché domestique mais en ont encore plus à l'international. Parce qu'à l'international, tout est toujours un peu plus compliqué. Nous ne sommes plus chez nous, nous ne sommes plus dans notre culture ; ce n'est plus la même langue, ce n'est plus le même cadre juridique, et on a beaucoup plus de difficultés à maîtriser le recouvrement de ces créances, et même la solvabilité de ces clients.

Même au sein de l'Europe, les habitudes sont très différentes. Et cela se traduit d'ailleurs dans les délais moyens de retard de règlement des factures, puisque, pour vous donner un exemple, en France, on est à peu près à 12 jours de retard, et chez nos voisins portugais, on est pourtant proches, on est à 32 jours.

Patrick Folliot, comment intervenez-vous à l'international ?

Patrick Folliot : Nous avons des experts polyglottes qui connaissent très bien les modalités de règlement et de recouvrement dans ces pays, et qui vont se substituer à l'entreprise cliente, à vous, à vos services pour aller faire ce recouvrement dès l'instant où vous nous aurez cédé la créance et où nous vous l'aurons financée.

À quel type d'entreprise s'adresse l'affacturage ?

Patrick Folliot : L'affacturage, en général, s'adresse à tout type d'entreprise, petite, moyenne, plus grande... qu'elle soit en création ou en développement. Quand une entreprise se développe à l'export, on est capables de lui apporter, dès le premier euro de chiffre d'affaires fait à l'international, des solutions d'accompagnement à l'export, via le financement et la garantie des créances que vous allez faire avec vos nouveaux clients européens ou ailleurs.

C'est déjà un métier en soi de faire du recouvrement de créances, mais encore plus à l'export, parce qu'il faut connaître les réglementations locales, les coutumes, les habitudes de règlement. Et même dans des pays très proches de la France, même au sein de l'Europe, les habitudes sont très différentes.

L'affacturage, c'est une manière de se développer de façon sécurisée et professionnelle à l'export.

Financez votre cycle d'exploitation avec l'affacturage

Dans l'affacturage, il y a également cet aspect de financement à court terme pour une entreprise qui exporte. Quel est l'intérêt d'en bénéficier ?

Patrick Folliot : Cet aspect de financement, il a un double intérêt. D'abord, ce n'est pas n'importe quel type de financement, c'est un financement à partir de votre créance. Cette créance elle-même elle est garantie, et ce financement est immédiat. Donc quand vous êtes en train de réaliser du chiffre d'affaires, qui plus est à l'export, dans des conditions un peu compliquées où vous prenez un certain nombre de risques, il faut que tous ces risques soient au maximum garantis. Et il faut que la charge de traitement de ces factures soit le plus calée.

L'affacturage permet également de conserver sa capacité d'endettement... ?

Patrick Folliot : Plus une entreprise a du chiffre d'affaires à céder, plus elle accède au financement de ce chiffre d'affaires. Et quand on sait que le poste client constitue l'élément essentiel du besoin en fonds de roulement de la plupart des entreprises, en finançant le poste client, on règle quasiment la problématique de besoin en fonds de roulement et donc de trésorerie court terme de l'entreprise. Ce qui lui permet de garder auprès de ses banquiers une capacité d'endettement intéressante.

Quel est le coût des services d'affacturage ?

Patrick Folliot : L'affacturage a effectivement un prix. Ce prix est essentiellement organisé autour de 2 postes : vous avez le prix du financement qui peut être du reste en euros ou en devises, et qui s'assimile tout à fait au prix d'un financement bancaire classique. Et puis vous avez une partie du prix qui rémunère les services : l'assurance-crédit, la relance, le recouvrement... qui sont assurés par le factor pour votre compte. On peut évaluer à peu près le coût de cette prestation à l'export autour de 1,5% du chiffre d'affaires, à comparer à l'ensemble des coûts estimés aujourd'hui en France de gestion et de recouvrement du poste client par une entreprise, qui tourne autour de 3% du chiffre d'affaires réalisé.

Et qui se décline de quelle façon ?

Patrick Folliot : il y a environ 0,6% sur l'impayé, en moyenne, 1,4% sur la gestion du compte client et 0,8% sur le recouvrement.

Affacturage : gérez vos opérations au quotidien

Concrètement, comment s'effectue pour une entreprise la gestion de l'affacturage, au quotidien ?

Patrick Folliot : Nous sommes aujourd'hui dans des solutions très dématérialisées, et on peut dire que le traitement d'une facture en France ou à l'export, c'est l'affaire de 3 clics ! Vous envoyez votre facture de façon dématérialisée au factor, vous la signez avec un certificat électronique, vous accédez à votre financement en ligne et ensuite, nous, on s'occupe du reste.

Jean Rech : Le factor effectue pour votre compte des opérations de relance et de recouvrement, et de rapatriement des encaissements. Il assure également le risque d'insolvabilité de votre clientèle.

Patrick Folliot : Donc, on peut dire qu'en fait, en l'espace de 3 clics, on a son financement.

Et en ce qui concerne l'accompagnement, quel suivi proposez-vous à l'entreprise ?

Patrick Folliot : Derrière cette dématérialisation, il y a beaucoup d'humain, parce qu'en fait, chaque client bénéficie d'un chargé de clientèle, qui lui est dédié, chez le factor, et qui va s'occuper du relationnel personnalisé avec lui. C'est-à-dire que outre tout le reporting que le client va recevoir ou trouver sur notre site, il a accès en permanence à un chargé d'affaires qui peut à tout moment l'aider soit dans le fonctionnement de son contrat, soit dans l'adaptation du fonctionnement du contrat à ses propres caractéristiques, nouvelles affaires, nouveaux contrats, nouveaux pays. On est en permanence en train d'adapter nos prestations au développement de nos clients.