« L'embellie européenne est la surprise majeure des derniers mois »

L'environnement de croissance économique se poursuit sans accélération ni ralentissement. La croissance du PIB mondial ne devrait pas être extrêmement volatile. Les discours et agissements futurs des grandes Banques centrales restent une question clef, notamment concernant les arbitrages sectoriels possibles en fonction des scénarios de sortie des politiques monétaires expansionnistes, et donc des niveaux d'inflation anticipés.

Incertitudes des membres du FOMC sur le niveau de croissance potentielle

Lors de la dernière conférence de presse, Janet Yellen a reconnu que la faible inflation est « plutôt un mystère » mais que la plupart des membres du FOMC anticipent un redressement de l'inflation. Suite à ce FOMC, le marché a révisé la probabilité de hausse des taux à plus de 70% pour décembre et le consensus en attend toujours trois nouvelles pour 2018. Le resserrement monétaire de la Fed devrait rester limité en comparaison des précédents cycles. La décision de réduire son bilan à partir de début octobre était attendu et n'a pas eu, pour le moment, d'impact majeur sur les marchés.

Mario Draghi peut commencer à préparer les marchés à un arrêt progressif des achats d'actifs durant l'année 2018, sans prévoir de remonter les taux avant 2019, et uniquement si l'inflation « cœur » montre qu'elle peut durablement être proche des 2%.

L'embellie cyclique européenne est la surprise majeure des derniers mois

Le risque politique a monopolisé l'esprit des investisseurs au printemps mais n'a pas altéré le sentiment des ménages et des entreprises grâce au recul du chômage et à la hausse des carnets de commandes. Les indices de surprises économiques européens sont à des plus hauts. Aux Etats-Unis et en Chine, après un trou d'air cet été, les mêmes indices sont revenus à leurs moyennes historiques ce qui est positif pour le sentiment des marchés. Les tempêtes et les cyclones américains pourraient amener une certaine volatilité à court terme mais qui devrait s'estomper dès le 4ème trimestre 2017.

L'actualité politique en Europe a été marquée par les élections allemandes

Le 24 septembre, le CDU/CSU est arrivé en tête, ce qui devrait assurer un 4ème mandat consécutif pour Mme Merkel. Cependant, avec 33% des votes, le CDU/CSU réalise son plus mauvais score depuis 1949. Bien qu'une partie du prochain gouvernement devrait être plus eurosceptique que le précédent, cela ne sera probablement pas de nature à remettre en cause le rapprochement en cours entre l'Allemagne et la France afin de faire face aux Etats-Unis de Donald Trump et au Brexit de Theresa May.

Publication des grandes lignes d'une réforme fiscale aux Etats-Unis

Cette proposition très attendue de réforme fiscale devrait être adoptée d'ici la fin de l'année. La question du financement des baisses d'impôts doit encore être détaillée et celle du budget et du plafond de dette devrait refaire surface. M. Trump a trouvé un accord avec les leaders démocrates du Congrès pour repousser temporairement ces échéances jusqu'au 15 décembre.

Les principaux risques sont d'ordre politiques et plus particulièrement géopolitiques. Le principal vient de la Corée du Nord. Le statu quo est le scénario le plus vraisemblable avec de nouvelles sanctions économiques pouvant remettre en cause la bonne dynamique actuelle.

Les récentes performances des actions sont dues à la solidité de la croissance des bénéfices

Au niveau microéconomique, pas de signes de tensions sur l'appareil productif. Le chômage est déjà bas et le niveau de pétrole est stabilisé. L'appétit pour le risque reste important ce qui est favorable à la classe d'actifs actions. Après un été calme, les actions ont été bien orientées en septembre où le Stoxx 600 et l'Euro Stoxx 50 progressent de +3,9% et +5,1% (+2,1% pour le S&P 500).

Au niveau microéconomique, pas de signes de tensions sur l'appareil productif. Le chômage est déjà bas et le niveau de pétrole est stabilisé. L'appétit pour le risque reste important ce qui est favorable à la classe d'actifs actions. Après un été calme, les actions ont été bien orientées en septembre où le Stoxx 600 et l'Euro Stoxx 50 progressent de +3,9% et +5,1% (+2,1% pour le S&P 500).