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Investissement Responsable : et si votre épargne prenait du sens ?

Le succès croissant de l'Investissement Responsable

Fin 2018, l'encours de l'Investissement Responsable en France s'établissait à 1 458 milliards d'euros, dont 417 milliards d'euros en gestion labellisée « ISR » (Investissement Socialement Responsable) et 1 042 milliards d'euros gérés via diverses approches d'Investissement Responsable (hors stratégies d'exclusion seule), en progression de 40% sur un an. À ce jour, l'Investissement Responsable est un marché dont les encours se partagent de façon équilibrée entre les investisseurs institutionnels (51%), et les épargnants particuliers (49%)2.

Investissement Responsable : de quoi parle-t-on ?

L'Investissement Responsable consiste à sélectionner des titres sur la base de critères financiers et extra financiers. Selon la définition de l'AFG (Association Française de Gestion financière) et du FIR (Forum pour l'Investissement Responsable), il s'agit d'un « placement qui vise à concilier performance économique et impact social et environnemental en finançant les entreprises et les entités publiques qui contribuent au développement durable, quel que soit leur secteur d'activité. En influençant le comportement des acteurs, l'Investissement Responsable favorise une économie responsable ».

La prise en compte dans le processus d'investissement des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance constitue le socle commun à l'ensemble des approches de l'Investissement Responsable.

Investissement Responsable : Comment les titres sont-ils sélectionnés ?

La grille d'évaluation des critères extra financiers est au centre de la démarche d'Investissement Responsable. Il existe plusieurs approches :

  • La sélection positive sur critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) ou « best in » : c'est l'approche privilégiée en France (95% des encours à fin 20172). Il s'agit d'aller chercher les meilleurs titres dans un secteur donné. En 2006, l'ONU a adopté 6 Principes pour l'Investissement Responsable(PRI) auxquels peuvent se conformer les investisseurs souhaitant intégrer les problématiques ESG dans la gestion de leurs portefeuilles d'investissement.
  • L'exclusion : c'est la méthode que l'on rencontre fréquemment dans le monde anglo-saxon (et la méthode originelle des fonds d'Investissement Responsable). Il s'agit dans cette approche d'exclure du portefeuille les entreprises /secteurs problématiques (armement, tabac, énergies fossiles...). En France, il est fréquent de combiner l'approche ESG et l'exclusion.
  • L'engagement (ou activisme actionnarial) : avec cette approche, plutôt américaine (seulement 1% des encours en France)2, les investisseurs engagent un dialogue avec les entreprises qu'ils n'hésitent pas à interpeller afin d'obtenir une politique de responsabilité plus forte. Le droit de vote lors des assemblées générales est également une façon de faire entendre leur voix.
  • L'approche thématique : il s'agit de ne retenir que les entreprises agissant dans un domaine ou sur un sujet spécifique (éducation, parité homme-femme dans l'entreprise,...). Pour l'investisseur, il s'agit de faire écho à un combat personnel et de le concrétiser dans ses investissements. Cette approche passe également par un filtre ESG.
  • Les fonds à impact : il s'agit là de se rapprocher de l'un des 17 objectifs de développement durable fixés en 2015 en marge de l'assemblée générale des Nations unies (voir ci-contre) et définir les moyens et les mesures de l'impact. Par exemple, l'objectif peut être de réduire l'empreinte carbone du portefeuille. En savoir plus sur les objectifs de développement durable sur le site de l'UNICEF

L'ISR est-il compatible avec la performance ?

Bien que l'historique des fonds gérés suivant une méthode d'Investissement Responsable soit relativement court, un grand nombre d'études a déjà été consacré à l'analyse des performances de ces fonds par rapport à celles des fonds gérés sans ces approches.

En 2015 par exemple, une méta-analyse5a compilé plus de 2 000 études passant au crible la performance financière des entreprises selon leurs notations ESG.

Il en est ressorti que dans la majorité de ces enquêtes, les entreprises les mieux notées étaient parvenues à réduire leur coût du capital (meilleures conditions d'emprunt notamment) du fait que les marchés financiers les percevaient comme moins risquées.

De même, plusieurs de ces enquêtes ont montré que les entreprises possédant de bonnes notations ESG bénéficient d'une surperformance financière à moyen et long terme.

Les labels

Il en existe principalement deux :

  • le label ISR (remplace ISR Novethic) : créé et soutenu par les pouvoirs publics, le label ISR a pour objectif de rendre plus visibles les produits d'Investissement Socialement Responsable pour les épargnants en France et en Europe. Pour obtenir ce label, il faut se conformer à un cahier des charges édictant diverses règles de gestion. Deux organismes sont habilités à le décerner : AFNOR Certification et Ey France.
  • le label Greenfin (anciennement TEEC : Transition Energétique et Ecologique pour le Climat), qui a vocation à identifier les fonds d'investissement qui financent l'économie verte. Sa mission est de mobiliser une partie de l'épargne au profit de la transition écologique et énergétique. Il faut également se conformer à un cahier des charges pour prétendre à ce label, attribué par Ey France et Novethic.

Où trouver des fonds ISR ?

Vous portez un intérêt à ces investissements ? Votre banquier privé vous accompagne et vous aiguille vers les supports qui correspondent à votre profil d'investisseur. Vous pouvez trouver des fonds ISR principalement dans :

  • les contrats d'assurance-vie : il est même obligatoire de proposer une offre ISR dans le cadre de l'assurance-vie.
  • les plans d'épargne en actions (PEA)
  • l'épargne salariale dans le cadre de l'entreprise. Aujourd'hui, 1/3 de cette épargne est investi en ISR4.

CIC Banque Privée et l'Investissement Responsable

Nous intégrons les 6 principes pour l'Investissement Responsable définis par l'ONU :
  • Nous intégrerons les questions ESG à nos processus décisionnels et d'analyse des investissements.
  • Nous serons des actionnaires actifs et intégrerons les questions ESG à nos politiques et procédures en matière d'actionnariat.
  • Nous demanderons, autant que faire se peut, aux entités dans lesquelles nous investissons de faire preuve de transparence concernant les questions ESG.
  • Nous encouragerons l'adoption et la mise en oeuvre des Principes dans le secteur des investissements.
  • Nous coopérerons pour améliorer l'efficacité de notre mise en oeuvre des Principes.
  • Nous rendrons chacun compte de nos activités et des progrès accomplis concernant la mise en oeuvre des Principes.
Parlez-en avec votre banquier privé.