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Olivier Soulard : « le Mexique est en pleine mutation »

Le CIC accompagne les entreprises européennes qui souhaitent se développer sur de nouveaux marchés avec l'appui de ses 40 bureaux de représentation à travers le monde. Olivier Soulard, directeur du bureau de Mexico, parle de son pays, des tendances du marché, de l'intérêt pour les entreprises européennes de s'y développer et de l'aide qu'elles peuvent attendre de son bureau...

Transcription de la vidéo

Développer votre activité au Mexique

Quelles sont les opportunités de business au Mexique ?

Olivier Soulard : Il y a un nombre important d'opportunités pour nos entreprises qui ont un savoir-faire technique dans plusieurs secteurs. Avant tout, il faut souligner que nous avons affaire à un pays qui offre une très bonne stabilité macro-économique et une croissance régulière et positive. C'est un pays ouvert en termes de droits de douanes, donc l'accès au marché est relativement simple pour les entreprises françaises.

Les secteurs porteurs sont les suivants : il y a des secteurs historiques, car le Mexique est un pays pétrolier qui vient de libéraliser ce secteur dans lequel il existe donc de nombreuses opportunités d'investissements. C'est également le cas du secteur des énergies renouvelables.

Le secteur automobile est l'autre gros secteur historique du pays, avec des équipementiers qui sont présents (et de taille importante). La quasi-totalité des constructeurs sont présents sur place. Et le phénomène intéressant, ce sont les équipementiers - dont les équipementiers français - qui demandent à leurs sous-traitants d'être présents sur place, au Mexique, en production. Donc, on voit l'arrivée de nombreuses sociétés du secteur, au Mexique.

Le Mexique a un secteur industriel, donc de façon générale, tous les biens d'équipements et les machines-outils sont importés et là, nous avons un gros savoir-faire au niveau de nos entreprises françaises.

Le secteur pharmaceutique est important (de même tous les outils de production sont importés).

Le tourisme, bien sûr, est très important. C'est le 8e pays le plus visité au monde, avec de gros investissements en cours actuellement.

Pour terminer, il faut souligner que le Mexique est en pleine mutation, puisqu'il vivait auparavant de son commerce extérieur et des exportations vers les Etats-Unis. Aujourd'hui, il vit de son marché interne, avec une consommation privée très dynamique, et des biens de consommation européens qui sont très prisés. Donc là bien sûr, nos entreprises françaises ont beaucoup à faire dans ce domaine.

Avec le bureau de représentation, comment aidez-vous les entreprises qui viennent se développer sur place ?

Olivier Soulard : Notre premier rôle est de fournir une lisibilité du marché - qui est un grand marché - relativement désorganisé en termes de sources d'information. Nous allons fournir à nos clients une visibilité : qui fait quoi, quelle est la concurrence, et qui il faut rencontrer. Dans ce cadre, via notre filiale Aidexport, nous sommes intervenus dans divers domaines. Je vous donne quelques exemples : nous avons travaillé dernièrement pour un producteur français de truffes au chocolat haut de gamme, et nous avons rencontré le responsable des achats d'une grande surface, positionnée haut de gamme-luxe, qui a passé depuis une commande. Nous lui avons également fait rencontrer le directeur général du grand producteur de chocolat mexicain, qui s'est trouvé intéressé à intégrer éventuellement, en complément de gamme, des produits français.

Deuxième exemple, nous avons accompagné un des leaders français de l'extrusion de films plastiques et rencontré de grands comptes sur place, dans divers secteurs, ainsi que des acteurs de premier plan dans la boisson, dans la cimenterie, ou encore dans la production de verre.

Notre champ de prestations est donc très large, puisqu'il va de l'étude d'implantation, jusqu'à l'accompagnement en ouverture de comptes bancaires sur place, en passant par exemple par la recherche de locaux, le recrutement de collaborateurs sur place, et la présentation de prestataires de services indispensables, tels les avocats ou un cabinet comptable.

Quels sont les conseils à donner à une entreprise française qui souhaite se développer au Mexique ?

Olivier Soulard : Le premier conseil est de s'intéresser au pays et de se positionner rapidement sur ce pays qui est facile d'accès et qui n'est pas réservé aux grandes multinationales. Donc il est tout à fait possible pour une PME de taille moyenne d'y réaliser des affaires.

Nous sommes sur du grand export donc le premier conseil est d'identifier les bons interlocuteurs et de mettre à profit la mission de découverte du pays. Et là, nous sommes sur place pour préparer, pré-valider, présélectionner les interlocuteurs et faire gagner du temps à nos clients.

Là, le premier conseil c'est de s'appuyer sur un relai sur place connaissant le pays pour pouvoir bénéficier d'une première approche très solide, qui sera ensuite concrétisée par le client.

Mon deuxième conseil, c'est un suivi rapproché parce ce que les entreprises mexicaines sont en général très preneuses d'offres extérieures et très intéressées pour représenter des marques étrangères, mais il faut effectuer un suivi rapproché parce que ce sont des sociétés animées par des gens opportunistes (dans le bon sens du terme), et qui travailleront s'ils y trouvent un réel intérêt. Et nous sommes là, bien sûr, pour effectuer ce suivi et pour obtenir des réponses claires de la part des sociétés mexicaines.

Je vous donne rendez-vous soit en visio-conférence, soit lors de nos rendez-vous experts que nous vous proposons dans vos régions, soit dans mes bureaux, à Mexico,

Muchas gracias, hasta luego !