Ouvrir votre compte auto-entrepreneur
Tout ce dont vous avez besoin pour entreprendre sereinement, réuni dans une solution pensée pour votre réussite.
Vous souhaitez devenir indépendant ? Freelance ? Auto-entrepreneur ? À titre principal ou complémentaire d’une autre activité ? Le statut de micro-entrepreneur est peut-être fait pour vous. Il s’agit d’une forme simplifiée d’entreprise individuelle, avec des spécificités qui le distinguent des autres formes juridiques. Suivez le guide.
Temps de lecture : 4minutes
Sommaire
Juridiquement, l’auto-entreprise est une entreprise individuelle (ou entreprise en nom propre). Ce statut bénéficie d’un régime social et d’un régime fiscal simplifiés. Il n’est pas nécessaire, par exemple, de bloquer un capital de départ à la banque. D’autre part, le patrimoine privé de l’autoentrepreneur est protégé.
Cette simplicité en fait un statut parfait pour tester un concept et permet de démarrer une activité tout en étant étudiants, salariés ou retraités. Vous pouvez ainsi observer la mise en développement de votre idée et en effectuer le lancement.
Tout ce dont vous avez besoin pour entreprendre sereinement, réuni dans une solution pensée pour votre réussite.
Le statut d’autoentrepreneur s’adresse à tous ceux qui veulent se lancer dans une activité commerciale, artisanale ou libérale, quel que soit leur statut au moment de la création leur entreprise (chômeur, étudiant, fonctionnaire, salarié ou retraité).
Pour vous lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat, vous devez obligatoirement (conditions cumulatives) :
En tant qu'auto-entrepreneur, vous pouvez exercer une activité artisanale, commerciale ou libérale.
Si vous souhaitez vous lancer dans une activité artisanale, vous devez vous conformer aux obligations relatives à votre activité en matière de qualification professionnelle. Vous devrez vous immatriculer au répertoire des métiers, respecter la règlementation générale et les normes techniques professionnelles en vigueur.
Le statut auto-entrepreneur impose de respecter un plafond de chiffre d’affaires.
| Prestation de services | Vente de marchandises |
|---|---|
| 77 700 € HT/an | 188 700 € HT/an |
Si votre activité comprend de la prestation de services et de la vente de marchandises, vous devez respecter le plafond de la vente : 188 700 € et la part de prestation de services ne devra pas dépasser 77 700 €.
Le calcul du plafond l’année de création de votre micro-entreprise se fait au prorata temporis, c’est-à-dire sur le nombre de jours d’activité.
Exemple : sur l’année 2024, vous comptez 240 jours d’activité pour une activité de vente de marchandise. Le plafond de chiffre d'affaires à ne pas dépasser est donc fixé à 188 700 € x 240 / 365 = 124 076 €
L'auto-entrepreneur bénéficie du régime de franchise en base de TVA dès lors qu’il ne dépasse pas les seuils figurant ci-après. En clair, vous ne facturez pas la TVA à vos clients et vous ne déclarez pas de TVA.
| Prestation de services | Vente de marchandises |
|---|---|
| 36 800 € HT/an | 91 900 € HT/an |
Vous êtes en dépassement de chiffre d'affaires ?
En cas de dépassement des seuils : le régime fiscal de la micro-entreprise continue de s'appliquer jusqu'à la fin de l'année du dépassement des seuils. Cette période de tolérance n'est pas applicable la 1ère année d'activité : si le chiffre d'affaires calculé au prorata temporis dépasse le seuil, le bénéfice du régime fiscal de la micro-entreprise est perdu sans lissage.
Le régime du versement libératoire de l’impôt sur le revenu cesse rétroactivement au 1er janvier de l’année au cours de laquelle le dépassement est intervenu tandis que le régime du micro-social simplifié cesse au 31 décembre de la même année. Vous basculerez automatiquement en entreprise individuelle classique (EI), et conserverez votre numéro SIRET.
Vous êtes en dépassement du seuil de TVA ?
En cas de dépassement des seuils, l’auto-entrepreneur peut continuer à bénéficier de la franchise de TVA au cours de l'année de dépassement, si le chiffre d'affaires ne dépasse pas :
Au-delà de ces seuils majorés, l’auto-entrepreneur devient redevable de la TVA, entraînant les conséquences suivantes :
Afin d'appliquer la TVA sur ses factures, le professionnel, devenu assujetti redevable, doit obtenir un numéro de TVA intracommunautaire, qui lui est transmis par le service des impôts des entreprises dont il dépend.
Le montant des cotisations est calculé en fonction des recettes encaissées au cours de la période retenue. Le taux global des cotisations et contributions sociales comprend :
L’impôt sur le revenu généré par l’activité de l’auto-entrepreneur peut, lui aussi, être payé proportionnellement sur la base du chiffre d’affaires réalisé.
Si le revenu global de référence dépasse ce plafond, l’imposition sur le revenu se fera dans les conditions du régime micro BIC / BNC (abattement de 71%, 50% ou 34% en fonction de l’activité exercée).
| Activités | Paiement de l'impôt sur le revenu (versement libératoire de l'IR) | Paiement des cotisations sociales | Régime micro-social simplifié avec option pour le versement libératoire de l'IR |
|---|---|---|---|
| Ventes de Marchandises (BIC) | 1% | 12,30% | 13,30% |
| Prestations de services (BIC) | 1,7% | 21,20% | 22,90% |
| Prestations de service (BNC) | 2,2% | 21,20% | 23,40% |
| Activités libérales (BNC) | 2,2% | 21,20% | 23,40% |
Les cotisations sociales et les charges fiscales sont calculées à titre définitif et ne font, en aucun, cas l’objet d’une régularisation.
Pour la création de votre auto-entreprise :
Au CIC, nous encourageons l’entrepreneuriat et soutenons tous ceux qui osent entreprendre !
Nous vous proposons une offre complète qui comprend un compte, une carte et une application, afin de vous permettre de bien démarrer et faire rapidement décoller votre entreprise...
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Vous assurer : selon votre activité, souscrire une assurance professionnelle peut être exigé. Au CIC, nous vous proposons l’Assurance Multirisque Professionnelle. Ce contrat s’adapte à votre activité, y compris dans le secteur de la santé. Elle couvre aussi vos locaux, vos biens et vos marchandises.
Si vous travaillez dans le secteur du bâtiment, vous aurez besoin de souscrire une assurance responsabilité décennale. Là encore, le CIC peut vous aider avec une responsabilité civile décennale dont les garanties dépassent les obligations légales, afin de vous tranquilliser.
Enfin, si vous utilisez un véhicule, celui-ci doit également être assuré.
Vos obligations au quotidien :
Tous les mois, ou tous les trimestres selon la périodicité que vous avez choisie, vous devez faire une déclaration de chiffre d’affaires sur le site de l’Urssaf.
Cette déclaration doit être obligatoirement faite, même si vous n’avez pas enregistré de chiffre d’affaires sur la période. Cela permet à l’Urssaf de calculer et prélever vos cotisations sociales.
Chaque année, la déclaration de vos revenus d’auto-entrepreneur doit être faite entre avril et juin. Il s’agit d’une déclaration annexe à la déclaration de revenus de votre foyer fiscal. Cette déclaration est obligatoire.
Le contribuable doit porter le montant de son chiffre d'affaires ou des recettes annuelles (même nul) ainsi que le montant des plus ou moins-values réalisées ou subies au cours de la même année dans les rubriques prévues à cet effet de la déclaration n° 2042 C Pro.
Ces informations permettent notamment à l'administration de tenir compte du revenu professionnel commercial ou non commercial pour la détermination du revenu fiscal de référence du foyer fiscal.
Vous pouvez faire votre déclaration en ligne, depuis votre espace personnel sur le site des impôts
Les auto-entrepreneurs relèvent de la Sécurité sociale des indépendants pour leur assurance maladie et maternité, mais sont affiliés et gérés par la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).
Congé maternité : les auto-entrepreneuses bénéficient des mêmes droits que les salariées : un congé maternité de 16 semaines, dont au moins 6 semaines doivent être prises avant la date prévue de l'accouchement. Pendant ce congé, elles peuvent bénéficier d'indemnités journalières, sous certaines conditions (être affiliées au régime d'assurance maladie-maternité des travailleurs indépendants depuis au moins 10 mois avant la date prévue de l'accouchement).
Congé paternité : les auto-entrepreneurs ont droit à un congé paternité de 11 jours consécutifs, à prendre dans les 4 mois qui suivent la naissance de leur enfant. Pendant ce congé, ils peuvent bénéficier d'indemnités journalières, sous certaines conditions (être affiliés au régime d'assurance maladie-maternité des travailleurs indépendants depuis au moins 10 mois avant la naissance de leur enfant).
Les auto-entrepreneurs sont affiliés au régime de retraite de la Sécurité sociale, plus spécifiquement au régime social des indépendants (RSI).
Le montant de la retraite de l’auto-entrepreneur dépend des cotisations sociales versées tout au long de sa carrière. Le calcul de la retraite est basé sur le nombre de trimestres validés et le montant des revenus déclarés chaque année. C’est pourquoi l’auto-entrepreneur a tout intérêt à préparer sa retraite par lui-même, à travers par exemple une assurance-vie.
Votre régime fiscal sera celui de la micro-entreprise (microfiscal et microsocial) avec option pour le versement libératoire (voir conditions ci-dessous).
Le régime classique d'imposition de la micro-entreprise s’applique lorsque vous êtes imposé à l'impôt sur le revenu et que vous respectez les seuils inhérents aux régimes micro :
Le versement forfaitaire libératoire permet de payer vos impôts et vos cotisations sociales en même temps. Lorsque l'option est exercée au titre de l'année N, le montant des revenus nets du foyer fiscal perçus en N–2 est inférieur ou égal, pour une part du quotient familial, à la limite supérieure de la deuxième tranche du barème de l'impôt sur le revenu de l'année N–1, soit 28 797 € pour les revenus de 2023. Cette limite est majorée de 50% ou 25% par demi-part ou par quart de part supplémentaire. Le nombre de parts à retenir correspond à la situation du foyer fiscal au titre de N–2.
Il existe quelques inconvénients à l'auto-entrepreneuriat. Mieux vaut les connaître avant de se lancer.
Il suffit de vous inscrire en ligne sur le Guichet unique de l’INPI
Depuis le 1er janvier 2023, vous ne pourrez plus effectuer les formalités d'entreprises auprès de la chambre des métiers et de l'artisanat (CMA). Vous devez déclarer votre activité uniquement auprès du guichet unique du registre national des entreprises.
Préparez votre dossier avant de commencer
Au moment de remplir le formulaire en ligne, des choix importants vous seront demandés :
Vous devrez joindre des pièces justificatives suivantes :
La déclaration auprès du site formalites.entreprises.gouv.fr est gratuite.
Selon votre activité, vous devrez peut-être vous inscrire au Registre National des Entreprises (45 €) ou au Registre du commerce (24,08 € pour une entreprise individuelle).
Ensuite, vous aurez peut-être à investir dans quelques équipements : outils, machines, ordinateur, véhicule.
Connaissez-vous le Prêt Création d’Entreprise ?
Pour financer la création de votre entreprise, nous vous proposons un crédit amortissable à taux fixe et à un taux attractif.
Si vous envisagez de créer une micro-entreprise, il existe plusieurs aides auxquelles vous pouvez prétendre, notamment :
Vous avez testé votre concept, les affaires marchent bien et vous atteignez les plafonds de l’auto-entreprise. Peut-être est-il temps de changer de statut ?
Société anonyme (SA), société par actions simplifiée (SAS), entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL), ou société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU), vous devrez choisir en fonction de la fiscalité, de l’affiliation sociale, de la responsabilité engagée, et de la protection ou non de votre patrimoine privé.
Il vous faudra ensuite ouvrir un compte bancaire pour votre société. C’est une obligation. Vous y déposerez votre capital social. Certaines formes juridiques exigent un simple euro symbolique mais vous avez intérêt à déposer un véritable capital social qui vous sera utile pour vos dépenses de fonctionnement et facilitera la demande de financement.
Selon la forme juridique, vous devrez également rédiger les statuts juridiques de la société.