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Flash marchés 6 août 2026

CIC Banque Privée, en lien étroit avec Crédit Mutuel Gestion et CIC Corporate & Institutional Banking, fait le point chaque mois sur un ou plusieurs points marquants de l’actualité et de ses conséquences économiques et financières. L’allocation d’actifs n’est abordée que si des changements interviennent.

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Un retournement important des dynamiques de marché en juin

Le mois de juillet 2026 a été marqué par un retournement important des dynamiques de marché à l’œuvre en juin, sous l’effet conjugué de tensions géopolitiques accrues et de politiques monétaires maintenues restrictives.

Ces évolutions ont d’abord été portées par une résurgence du conflit au Moyen-Orient, avec une fermeture du détroit d’Ormuz et une escalade des frappes entre l’Iran et les États-Unis, rendant caduc l’accord du 17 juin. Les attaques des Houthis en mer Rouge contre l’Arabie saoudite – une première depuis 2022 – ont encore aggravé les perturbations du trafic maritime. Ainsi, le Brent a brièvement dépassé les 100 $/b (pour la première fois depuis mai) avant de se stabiliser à 91 $/b fin juillet (+25%), tandis que le gaz européen a atteint 63 €/MWh (puis 59 €/MWh ; +37%).

Dans ce contexte, les taux souverains ont fortement progressé (10 ans : +25 pb aux États-Unis à 4,70% ; +27 pb en Allemagne à 3,20%), reflétant des craintes d’inflation durable.

La pente de la courbe des taux américaine s’est accentuée (2-10 ans : +14 pb à 44 pb), tandis que le dollar s’est déprécié de 0,8% face à l’euro. Les banques centrales ont maintenu leur posture restrictive, sans surprise. Aux États-Unis, si la Fed a laissé ses taux inchangés, la communication de K. Warsh a semé le doute, avec une méthode peu claire et des divergences internes sur l’impact de l’IA (certains y voient un risque inflationniste, d’autres un levier de productivité).

En zone euro, la BCE a aussi opté pour le statu quo, mais a laissé la porte ouverte à une hausse en septembre en raison des risques inflationnistes liés à l’énergie et aux effets de second tour.

Malgré ces éléments et un environnement plutôt défavorable, les marchés actions ont affiché une résilience relative (Stoxx Europe 6001 et S&P 5002 quasi stables). La saison des résultats du T2-2026 a été contrastée, mais nous retenons surtout des publications globalement de bonne facture en Europe, tandis qu’aux États-Unis, les hyperscalers3 ont confirmé les défis de maîtrise des coûts et de monétisation de l’IA, avec des arbitrages marqués entre valeurs. Les semi-conducteurs, firmes clés pour les indices émergents (Samsung : -23%, SK Hynix : -15%) sont restés sous pression, bien qu’en partie à cause des ventes massives du fonds Situational Awareness, avant un rebond grâce à l’intervention de Citadel.

Dans les autres sujets qui ont marqué le mois de juillet, nous retenons :

  • Au Royaume-Uni, la nomination surprise de J. Healey comme chancelier de l’Échiquier qui a été bien accueillie, avec un impact haussier sur la livre sterling et baissier sur les taux souverains ;
  • Au Japon, une intervention coordonnée (États-Unis, Japon, Corée du Sud) qui a permis au yen de progresser de 5% face au dollar, limitant les risques d’inflation importée pour la BoJ4. Elle s’octroie ainsi un délai supplémentaire pour éviter de devoir accélérer son calendrier de remontée des taux directeurs alors que le gouvernement lui impose de conserver une politique monétaire accommodante.

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