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Flash marchés octobre 2026

Le mois de septembre 2026 a été marqué par une recrudescence des tensions géopolitiques et une remontée des pressions inflationnistes, pesant sur les marchés financiers malgré la persistance de l’engouement pour les valeurs technologiques.

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Au Moyen-Orient, l’escalade des frappes entre les États-Unis et l’Iran, couplée aux attaques des Houthis en mer Rouge, a perturbé les flux pétroliers, propulsant le Brent1 au-dessus des 100 $/b (+10%). Le gaz européen, très volatile, a frôlé les 84 €/MWh, tandis que les chaînes d’approvisionnement des produits raffinés subissaient les contrecoups des tensions en mer Rouge et des frappes ukrainiennes sur les raffineries russes.

En Europe, la dépendance énergétique et les risques climatiques (stress hydrique) ont de plus accru la vulnérabilité des prix de l’électricité, de retour sur des points hauts depuis la crise de 2022. Par ailleurs, les premiers effets d’El Niño ont commencé à se faire ressentir sur les matières premières agricoles, notamment le sucre, ajoutant une source supplémentaire de volatilité.

Les banques centrales ont réagi avec fermeté, relevant leurs taux directeurs (+25 pb pour la Fed, la BCE2 et la BoJ3) et signalant un maintien prolongé de leur politique restrictive face à une inflation tenace et une activité économique plus robuste que prévu.

Les indicateurs PMI4, notamment aux États-Unis, ont en effet atteint des niveaux inédits depuis cinq ans, renforçant les craintes d’un resserrement monétaire prolongé. Les taux souverains ont donc bondi (10 ans : +53 pb aux États-Unis, +30 pb en Allemagne, +64 pb en France), alourdissant le fardeau de la dette et pesant sur l’euro (-2,1% face au dollar). Même l’or (-4,5%) n’a pas pu jouer son rôle traditionnel de valeur refuge dans ce contexte de hausse des taux et de tensions géopolitiques.

Les marchés actions ont toutefois affiché une résilience relative, malgré la montée des taux. Le Stoxx Europe 600 (-2,6%) et le S&P 500 (-0,7%) ont limité leurs pertes, tandis que les indices technologiques, portés par la dynamique de l’IA, ont surperformé (Nasdaq-1005 : +1,4% ; Kospi6 : +1,2% ; TAIEX7 : +2,8%).

Les résultats des entreprises, les annonces de nouveaux développements et les signes de plus en plus concrets de monétisation de l’IA ont soutenu cette thématique. En revanche, les arbitrages sectoriels ont révélé une forte polarisation : en Europe, seuls les secteurs de la technologie (+1,5%) et de l’énergie (+0,6%) ont progressé, tandis que les secteurs cycliques (distribution spécialisée : -7,6% ; construction : -6,0%) et sensibles aux taux (immobilier : -7,2%) ont fortement reculé.

Sur le front politique et commercial, les incertitudes persistent aussi. En France, les craintes budgétaires ont contribué à l’élargissement notables de l’écart de taux contre Allemagne (+41 pb à 10 ans). Aux États-Unis et en Chine, la prolongation de la trêve commerciale jusqu’au 10 janvier 2027 et les accords sur certains produits (maïs, électroménager) ont apporté un répit, mais les contentieux majeurs (IA, minerais critiques, Taïwan) restent non résolus à ce stade.

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