Séparation : qu’advient-il du crédit maison en cours ?
- Crédits
Le crédit de votre maison est encore en cours mais vous faites face à une séparation ou à un divorce ? On vous explique ce que devient ce crédit.
La désolidarisation, un mot que vous ne connaissiez certainement pas. Lors d’une séparation ou d’un divorce, c’est la procédure qui permet à l’un des co-emprunteurs de se désengager d’un prêt immobilier en cours et d’annuler le principe de solidarité. Mais comment s’y prendre ? Le guide complet.
Temps de lecture : 2minutes
Lorsqu’un prêt immobilier est contracté avec un co-emprunteur, vous devenez solidaires l’un pour l’autre pour les dettes communes et, par corrélation, pour le remboursement des échéances de votre crédit. En d’autres termes, ce principe de solidarité signifie que si l’un des co-emprunteurs ne peut plus assumer le paiement des mensualités, l’autre devra le faire à sa place.
Dans le cadre d’une séparation ou d’un divorce, et pour se désengager l’un ou l’autre du crédit immobilier, il faut entamer une procédure de désolidarisation auprès de votre banque.
C’est souvent la solution la plus rapide, et la moins coûteuse, pour rembourser un prêt immobilier en totalité : de quoi repartir rapidement sur de bonnes bases. Concrètement, la vente du bien immobilier permettra de solder le crédit par anticipation.
Attention toutefois car des pénalités de remboursement anticipé peuvent s'appliquer. Il est donc crucial de bien se renseigner auprès de votre banque pour éviter les mauvaises surprises. Pensez également à consulter un notaire pour vous accompagner dans cette démarche.
L’autre option pour se désolidariser est de laisser l’un des ex-conjoints racheter l’autre part, on appelle cela le rachat de soulte. Si vous faites un rachat de part, vous devenez l’unique titulaire du bien et supportez seul(e) les dettes liées au prêt immobilier, autrement dit vous déchargez définitivement votre ex-conjoint(e) de son obligation de remboursement du prêt.
Avant de débuter cette démarche, vous devez au préalable vous mettre d’accord entre co-emprunteurs sur la valeur du bien immobilier. Pourquoi ? Car pour calculer le coût de la soulte, la valeur estimée du bien sera prise en compte tout comme le capital restant dû du prêt immobilier (pour le connaître référez-vous à votre tableau d’amortissement ou prenez contact avec votre banque). Le montant sera déterminé chez un notaire.
Qui dit prêt immobilier dit, obligatoirement, assurance emprunteur... En effet, l’assurance emprunteur couvre les risques liés au remboursement du prêt en cas de décès, d’invalidité ou de perte d’emploi. Lors de la désolidarisation, il est donc nécessaire de mettre à jour l’assurance emprunteur pour refléter la nouvelle situation.
Dans ce cas, c’est simple :
Le partenaire qui souhaite reprendre le prêt doit avertir au plus tôt sa banque de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception. La lettre de désolidarisation doit impérativement comporter les éléments suivants :
Il arrive parfois que la banque refuse la désolidarisation d’un prêt immobilier. Dans ce cas, plusieurs solutions s’offrent à vous :
En cas de refus de désolidarisation, il est crucial de bien comprendre les raisons invoquées par la banque et de chercher des solutions alternatives pour obtenir gain de cause.
Vos questions, nos réponses
Oui, la banque peut refuser la désolidarisation pour plusieurs raisons. En fonction de la situation financière du partenaire engagé, elle peut la refuser. En cas de refus, le principe de solidarité est maintenu et les co-emprunteurs doivent continuer à rembourser le prêt immobilier.
Oui, la caution d’un tiers ou le rachat de prêt par un organisme de crédit sont deux pistes qui peuvent offrir des garanties supplémentaires à la banque.