Les enfants quittent la maison : comment le vivre au mieux ?

Le départ des enfants est un moment important. Il provoque un changement parfois brutal mais il ne rompt pas le lien, notamment en matière de soutien. Et c'est une logique de vie qu'il faut accepter, anticiper et comprendre.

Temps de lecture : 3 min

Comment éviter le syndrome du nid vide ?

On estime qu'en France, 35% des parents souffrent du syndrome du nid vide. Il se traduit par un sentiment d'absence, générant tristesse, impression d'abandon, angoisse, pouvant parfois même aller jusqu'à la dépression. Alors pour ne pas sombrer, il faut anticiper.

Il s'agit de réorienter l'attention portée auparavant vers l'enfant : c'est l'occasion de se découvrir de nouvelles passions, d'avoir plus de temps pour soi, pour ses hobbies, pour faire du sport, mais également de vivre une seconde jeunesse.

De plus, ce n'est pas la fin de la relation avec votre enfant : elle se transforme. Et grâce aux nombreux outils de communication disponibles aujourd'hui, les liens demeurent, quelle que soit la distance. Bien sûr, si cette situation reste douloureuse, il faut en parler autour de vous.

En termes de budget, qu'est-ce que ça change ?

Financièrement, le départ d'un enfant change la donne en matière de budget. Mais il faut nuancer la notion de départ.

Si votre enfant est étudiant, il est juste loin de vous mais vous restez proches de ses préoccupations, notamment financières, voire fiscales. L'enfant reste rattaché au foyer tant qu'il n'a pas de revenus stables. Il n'est d'ailleurs pas forcément intéressant de le détacher de votre foyer fiscal, même si celui-ci améliore son ordinaire avec un job étudiant, ponctuel ou régulier. Il faut bien calculer cela, à l'aune des revenus du ménage.

Si votre enfant s'installe pour de bon, il devient alors autonome et devra effectuer sa propre déclaration. Vous perdrez alors la demi part qui lui est associée, cela modifiera le montant de vos impôts. Vous aurez toujours la possibilité de lui attribuer une pension qu'il devra déclarer dans ses revenus et que vous pourrez déduire des vôtres, c'est un calcul à faire.

Et quoi qu'il arrive, les enfants apprécient, voire sollicitent régulièrement des coups de pouce qui, d'une certaine manière, entretiennent la relation...

Faut-il encore préparer l'avenir de ses enfants et les protéger ?

Le départ des enfants, s'il vous interroge émotionnellement, budgétairement et fiscalement, peut et doit éveiller en vous la question de la transmission de patrimoine. Ce n'est ni un sujet tabou, ni une question qu'il faut laisser mûrir trop longtemps. Pour cela, il faut que le couple soit d'accord, puis il faut évaluer votre patrimoine et bien définir le rythme auquel vous voulez aborder le sujet. Il ne faut en faire ni trop ni trop peu. Pour cela, considérez que vous devez protéger vos enfants comme vous-même. Que des donations financières sont possibles à un rythme précis et selon des échéances strictement encadrées.

Enfin, la question de l'organisation de son patrimoine notamment financier dans le but d'alléger la pression fiscale en matière de succession est une activité très courante pour votre banquier. Enfin, votre notaire pourra vous éclairer sur les questions purement successorales, c'est encore le meilleur moyen d'aider vos enfants, même et surtout s'ils ne sont plus à vos côtés.

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